Les traitements à éviter

Les méthodes délicates ou à éviter

La réduction de tonsure avec extenseur :

Sans entrer dans des détails techniques fastidieux, certains médecins ont voulu augmenter la surface de peau retirable en une seule réduction de tonsure. Il y a déjà une bonne dizaine d'années, un médecin français, le Docteur Fréchet, a mis au point un système extenseur de la peau formé d'une plaque de fine silicone élastique que terminent aux extrémités deux rangées de crochets en métal inoxydable.

Le principe est le suivant : une réduction de tonsure est pratiquée et, avant de suturer la plaie créée, l'extenseur est accroché de part et d'autre sous la peau avec un certain degré de traction. Il se rétractera progressivement et, quelques semaines plus tard, la peau sera réouverte. Celle-ci se sera donc « élargie » progressivement en ondulant et, à l'occasion de cette deuxième intervention, on pourra encore diminuer la tonsure après avoir enlevé l'extenseur.

La technique est ingénieuse, et le Docteur Leroy a été le premier avec le Docteur H-E Lenain à l'essayer en Belgique. Ils ont été assez déçus : l'extenseur n'est pas toujours facile à supporter (douleurs occasionnelles) et surtout, comme beaucoup de corps étrangers, il provoque souvent un œdème réactionnel, c'est-à-dire la formation d'une véritable poche d'eau. Ce qui conduit à d'autres effets indésirables gênants et peut amener des patients à regretter le choix de cette technique.

L'extenseur de Fréchet compte un certain nombre de partisans, la technique ayant été par ailleurs améliorée entre-temps. Nous dirons qu'il s'agit là d'un choix personnel que chaque médecin fera en fonction de son expérience, son aptitude et ses préférences. L'avenir nous dira si cette technique est appelée à se développer réellement.

Les lambeaux de peau :

Cette méthode plus ancienne consiste à déplacer un morceau de peau chevelue, le plus souvent en la faisant pivoter transversalement et ainsi élaborer une sorte de nouvelle ligne frontale. Elle est souvent associée à une réduction de tonsure.
Destinée principalement aux calvities assez étendues, la transposition de lambeaux est une méthode difficile, requérant beaucoup d'expérience, et qui conduit parfois à la perte du lambeau de peau qui, mal vascularisé, meurt en créant un trou qu'il sera ensuite difficile de combler. Ce risque sérieux ainsi que la rareté de ses pratiquants bien formés en font une technique peu usitée et, nous semble-t-il, en voie de disparition.

Les greffes assistées par appareil électro-mécanique (Calvitron, Omnigraft etc) :

Comme la transplantation de greffes capillaires est une bonne technique mais longue, fastidieuse et réclamant pas mal de personnel, une firme a mis sur le marché en 1991 un appareil sensé mécaniser la découpe des greffons ainsi que leur implantation. Malheureusement, les résultats n'ont pas toujours été à la hauteur des espérances, ce dont le Docteur Leroy peut témoigner personnellement. Même si cet appareil a par la suite été amélioré, peu de médecins l'utilisent encore : le gain de temps paraît faible voire nul, et surtout le taux de reprise des greffons est souvent diminué.

Les greffes assistées par laser :

Surfant allègrement sur la vogue des lasers médicaux, sources de nouvelles prouesses et donnant surtout l'image d'une technologie de pointe, certaines sociétés commerciales ont engagé des médecins pour suivre un protocole opératoire officiellement basé sur le laser, en leur assurant un nombre conséquent d'interventions par l'effet d'un marketing agressif qui a provoqué bien des remous en Belgique.

Sur ce point, la promesse a été tenue, les commerciaux allant même jusqu'à affirmer qu'il est inconcevable d'encore greffer sans laser !

La vérité est que la plupart des médecins en sont revenus. A commencer par les Américains, pourtant très friands de technologie.

Le laser n'est utile que pour pratiquer, quasi sans saignement, les fentes nécessaires à l'implantation des greffons. Une précision supérieure est également avancée, mais elle est parfaitement sans intérêt dans cette utilisation. Au contraire, on a pu observer une moins bonne reprise des greffons, car leur apport en oxygène et nutriments dans les premières heures était fortement compromis par la découpe laser qui cautérise les fentes : difficile d'espérer à la fois une absence totale de saignement et une bonne irrigation sanguine ! La vieille histoire du beurre et de l'argent du beurre…

Les cheveux artificiels :

En matière synthétique, ils ont été essayés sans succès. Chute rapide, réactions inflammatoires de rejet, infections : le bilan est largement négatif.

Peut-être découvrira-t-on un jour de nouvelles matières plus performantes. Mais cela ne remplacera jamais un cheveu naturel, bien vivant, qui repousse après un coup de ciseaux.

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